vendredi 22 avril 2011

« La France se fixe comme objectif de devenir l’économie la plus efficiente en équivalent carbone de la communauté européenne d’ici à 2020. […] Elle concourra, de la même manière, à la réalisation de l’objectif d’amélioration de 20% de l’efficacité énergétique de la Communauté Européenne et s’engage à porter la part des énergies renouvelables à au moins 23% de sa consommation d’énergie final d’ici à 2020. »

Faire passer la part des énergies renouvelables dans le « bouquet énergétique » de 10% à 23% en moins de 12 ans est certes ambitieux, mais, il est réaliste si l’on se base sur les résultats de nos voisins européens ayant menés des politiques adaptées. Ceci devrait être d’autant plus à l’ordre du jour que l’objectif européen a un caractère contraignant, la Commission Européenne pouvant à terme sanctionner les États qui n’auront pas respecté leurs engagements.
Pour atteindre ces objectifs un « Comité opérationnel (COMOP) » énergies renouvelables a été mis en place dans le cadre de la deuxième phase du Grenelle de l’environnement entre janvier et avril 2008. Le cadrage général de cette politique est donné dans l’article 17 de la loi « grenelle 1 » :
« Atteindre cet objectif suppose d’augmenter de 20 millions de tonnes équivalent pétrole la production annuelle d’énergie renouvelable d’ici à 2020, en portant celle-ci à 37 millions de tonnes équivalent pétrole. »
Il est également prévu que « des objectifs intermédiaires pour chacune de ces filières seront fixés en 2009 et un bilan sera réalisé sur cette base en 2012 », ce qui, de fait, renvoie à la partie concernant les énergies renouvelables de la « Programmation pluriannuelle des investissements » instituée par l’article 6 de la loi du 10 février 2000, dont un nouvel exercice a été engagé au dernier trimestre 2008 pour faire l’objet d’un examen au Parlement au début de l’année 2009. Lors de cet examen la PPI a voté un objectif de 5400 MWc de puissance photovoltaïque d’ici à 2020
Un tel niveau d’ambition affiché sur une durée aussi longue aura un puissant effet structurant bien au-delà de l’horizon de 2020 sur les différentes filières ainsi que sur les politiques territoriales en faveur des énergies renouvelables.
Il n'y a pas eu une grande cohérence lors des dernières décisions politiques et les nouvelles réglementations du rachat de l'énergie. Espérons que les problèmes liés au nucléaire fassent accélérer les choses dans le bon sens...

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